Équipe de France

Belgique : Les Diables rêvent du paradis

Si à l’heure d’aborder l’Euro, le sélectionneur belge Marc Wilmots se montre relativement prudent, ses joueurs cadres n’hésitent pas à afficher leurs ambitions de grandeur. Et de titre !

Personne n’en doute depuis quelque temps déjà. L’équipe nationale de Belgique se présente comme une valeur montante sur l’échiquier international. Avec ses pépites qui laissent éclore leur talent un peu partout sur la planète foot, principalement en Premier League, qu’elles ont investie avec force. Une génération tellement douée et si prometteuse… Avec ses cadres top niveau, quand ils ne sont pas rattrapés par des blessures récurrentes (Vincent Kompany, par exemple) et des diamants pas loin d’être éternels, s’ils justifient le statut qu’on leur octroie avec la plus grande bienveillance (Eden Hazard, Kevin De Bruyne, Thibaut Courtois and co).
Oui, cette vague a les moyens de déferler sur l’Europe et de lui imprimer son sceau. La campagne qualificative, sans vraie fausse note (une défaite au pays de Galles et le reste très consistant), a donné le ton. La victoire 3-1 en amical face à l’Italie en novembre a confirmé l’impression. En revanche, on mettra de côté le rendez-vous, toujours amical, de la fin mars contre le Portugal, dans des circonstances très particulières (on va y revenir), même si le coach des Diables Rouges, Marc Wilmots, tient à en tirer certains enseignements (nous y reviendrons également).
Particulier, ce match ? Bah, évidemment, dans la mesure où il se déroulait juste après les attentats du 22 mars à Bruxelles, qui ont tourneboulé la communauté belge en général, sans que, tout à fait normalement, les footeux échappent au choc. Ils l’ont subi de plein fouet. Et le match, qui devait se dérouler au stade du Roi Baudoin II – après avoir failli être annulé -, s’est joué au Portugal, à Leiria, dans une ambiance pesante pour les sélectionnés du plat pays, meurtris dans leur chair. Donc, doit-on s’attarder sur leur défaite 2-1 ? On aurait tendance à dire non. Même si le coach a noté : « On a joué trop lentement en première mi-temps, pas assez cherché la profondeur. Nous avons laissé des espaces dans le repositionnement. Mais j’ai pu retirer des choses intéressantes de cette rencontre. Notamment en seconde période, où j’ai apprécié notre réaction dans un 4-4-2 qui a fonctionné. »
Il est toujours comme ça, Marc Wilmots, quelles que soient les circonstances, à fond dans son truc. Mais il avouait tout de même : « On a effectivement le droit d’estimer que nous faisons partie des six-sept équipes qui peuvent rêver du trophée. Il n’en reste pas moins que pour moi, le favori reste la France. Parce qu’elle a une très forte équipe et qu’elle évoluera à domicile. »
Ses joueurs cadres, eux, vont et voient beaucoup plus loin. D’Eden Hazard – dont on attend encore le match référence dans une grande compétition sous la tunique nationale -, qui martèle ses ambitions (voir « La parole à… »), au déroutant et si précieux Kevin De Bruyne, qui tient le même langage. « Je pense que nous avons un groupe qui arrive à maturité et que nous pouvons espérer le meilleur, c’est-à-dire regarder tout en haut », déclare le phare de Manchester City.
Ils en ont effectivement les moyens, à condition que l’indispensable Kompany, derrière, ne soit pas rattrapé par les pépins. Parce que sinon, dans les buts, au milieu ou devant, ces chenapans de Diables, qui rêvent du paradis, nous la jouent plutôt « Star Wars ». Une sorte de « Guerre des étoiles » en HD.

Bilan Euro :
• 4 participations (1972, 80, 84, 2000)
12 m, 4 v, 2 n, 6 d, 13 bp-20 bc
• Meilleure performance : Finaliste en 1980
• Meilleur buteur : Jan Ceulemans (2 buts ; 1 en 1980 et 1 en 1984)

Comment ils jouent
Adepte du 4-2-3-1 modulable en 4-3-3, Marc Wilmots ne s’interdit pas des changements tactiques en cours de rencontre, comme lors du match amical de mars au Portugal, où il est passé à un 4-4-2 en seconde période. Dans le 4-2-3-1 initial, devant l’impeccable Thibaut Courtois, Vincent Kompany est l’indiscutable et rassurant chef de défense lorsqu’il n’est pas blessé, ce qui arrive hélas trop souvent depuis deux ans. Sur les côtés, on retrouve les deux inamovibles de Tottenham, Toby Alderweireld à droite et Jan Vertonghen à gauche. A la récupération, le cerveau Axel Witsel est dorénavant associé au Romain Radja Nainggolan, à la progression fulgurante. En pointe haute mais susceptible d’évoluer plus bas, Marouane Fellaini, très utile dans le domaine aérien, reste une option crédible, tandis que sur les ailes, Kevin De Bruyne et Eden Hazard allient vitesse, qualité technique et talent. Reste le problème de l’avant-centre. Qui pourrait être résolu si Romelu Lukaku confirme avec l’équipe nationale ses performances en club (18 buts en championnat avec Everton cette saison).

Le coach : Marc Wilmots
Né le 22.02.1969 à Dongelberg
En poste depuis mai 2012
34 matches, 22 v, 7 n, 5 d

Leurs éliminatoires
1er du groupe B
23 pts, 7 v, 2 n, 1 d, 24 bp, 5 bc
10.10.2014 : Belgique-Andorre 6-0 (De Bruyne 2, Chadli, Origi, Mertens 2)
13.10.2014 : Bosnie-Herzégovine-Belgique 1-1 (Nainggolan)
16.11.2014 : Belgique-Pays de Galles 0-0
28.03.2015 : Belgique-Chypre 5-0 (Fellaini 2, Benteke, Hazard, Batshuayi)
31.03.2015 : Israël-Belgique 0-1 (Fellaini)
12.06.2015 : Pays de Galles-Belgique 1-0
03.09.2015 : Belgique-Bosnie-Herzégovine 3-1 (Fellaini, De Bruyne, Hazard s.p.)
06.09.2015 : Chypre-Belgique 0-1 (Hazard)
10.10.2015 : Andorre-Belgique 1-4 (Nainggolan, De Bruyne, Hazard s.p., Depoitre)
13.10.2015 : Belgique-Israël 3-1 (Mertens, De Bruyne, Hazard)

La parole à… Eden Hazard
« D’abord, je voudrais dire que cette qualification a constitué un véritable bonheur. Cela faisait, en effet, plus de trente ans qu’on n’avait pas disputé une phase finale de l’Euro. J’ai d’ailleurs appris que la dernière fois, le tournoi avait déjà eu lieu en France. Maintenant, on ne veut pas s’arrêter là. Nous avons envie d’aller plus loin et de marquer l’histoire. L’objectif, oui, c’est de gagner ! Nous sommes conscients qu’on peut y arriver. Il y a suffisamment de qualité dans le groupe pour cela. On y va pour réaliser quelque chose de grand. »

La cote de « Planète » : 5

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