Équipe de France

11 bonnes raisons de croire en ces Bleus (9)

Les Bleus s’avancent aujourd’hui avec quelques certitudes en plus. Du statut à la maturité nouvelle du groupe en passant par le jeu et l’esprit, on a répertorié onze motifs de croire en l’avenir immédiat de l’équipe de France. Avec, dans le viseur, comme objectif majeur, la campagne de Russie. Décryptage point par point.

→9
Un groupe qui arrive à maturité

Une troupe un peu rajeunie mais plus mature, c’est antinomique ? Pas forcément. En voici la preuve.

C’est l’un des paradoxes de la situation. Alors que depuis la fin de l’Euro et donc, par voie de conséquence, la rentrée des classes pour les Bleus, Tonton Pat’, alias Patrice Evra, 35 ans passés, a été placé en réserve de la République française – pas complètement blackboulé, ce n’est pas le genre de Didier Deschamps de procéder ainsi avec un valeureux soldat qui s’est toujours donné corps et âme, mais qu’il ne considère plus comme un premier ni un deuxième choix dans l’optique de la Coupe du monde 2018 –, cette équipe de France, un brin rajeunie, affiche une maturité que ne lui donnerait pas forcément l’âge de ses artères.
Si on se fie au canevas que le sélectionneur tisse depuis la reprise, dans le grand chantier qui doit mener jusqu’à la Russie, un onze se dégage indiscutablement. Avec, des buts à la pointe, une équipe type qui ressemblerait, pour l’essentiel, à celle-ci : Hugo Lloris – Bacary Sagna, Raphaël Varane, Laurent Koscielny, Layvin Kurzawa – Moussa Sissoko, Paul Pogba, Blaise Matuidi, Dimitri Payet – Olivier Giroud, Antoine Griezmann. C’est-à-dire huit joueurs qui pèsent quarante sélections ou plus et même dix qui ont dépassé les trente capes. Le seul bleu des Bleus étant Layvin Kurzawa, le suppléant d’Evra dans le couloir gauche, comme par hasard. Enfin, pas vraiment.
Si on en reste sur cette ligne de onze, ils se retrouvaient encore neuf bonhommes, embarqués dans l’aventure de la Coupe du monde au Brésil (seuls Kurzawa et Payet manquaient à l’appel) et, parmi ceux-là, aujourd’hui, il y a peu de trentenaires mais des têtes de pont, à savoir, dans le désordre, Griezmann, Pogba ou Varane qui ne dépassent pas les vingt-cinq balais, et d’ailleurs plutôt moins que plus.
Si on poursuit le parallèle entre la Coupe du monde 2014 et l’Euro 2016, la confrontation contre l’Allemagne interpelle forcément. Au Brésil, les Français ont perdu une partie qui ne devait pas forcément leur échapper. Sans doute leur a-t-il, à ce moment, manqué un brin d’expérience, comme sur l’unique but de la partie où l’excellent Varane s’est fait enfumer par un Mats Hummels très malin et plein de vice. Deux ans plus tard, les Bleus ont d’abord subi les assauts d’une Mannschaft sûre de son jeu et de ses choix. Ils ont, un temps, plié mais jamais rompu. Jusqu’à inverser la tendance dans leurs quelques moments forts. Paul Pogba, comme beaucoup d’autres, était de la partie les deux fois et n’a pas manqué de faire la comparaison. « On se rappelle du match il y a deux ans mais depuis, on a grandi. Aujourd’hui, nous sommes plus mûrs. Et voilà le résultat. » Oubliées les larmes de crocodile de Tonio Griezmann sur la pelouse du Maracana, devenu le héros de cette demie (un doublé pour sa pomme) si chaude au Vélodrome de Marseille.
Bien sûr, les Bleus n’ont finalement pas été tout au bout de l’aventure, battus sur le fil par le Portugal dans une finale aussi rageante que stressante, mais ils ont, comme le confirme Moussa Sissoko, effectué un pas de plus en avant. « Sur le moment, nous étions complètement à l’ouest. Si déçus et dépités. On voulait tellement écrire notre histoire. Mais avec le recul, il faut être fier de ce que nous avons réalisé. J’estime que ce groupe est aujourd’hui plus fort et qu’il doit s’en servir pour viser le plus haut et le meilleur. » Ce qu’on appelle atteindre l’âge de la maturité. Qui forge les plus grandes destinées, non ?

L’œil de… Grégoire Margotton

« Elle s’est amplifiée lors de la Coupe du monde 2014, elle s’est bonifiée avec l’Euro 2016 et elle se renforce encore chaque semaine dans les clubs, dans la droite ligne de ce qu’on disait tout à l’heure. Nous avons des titulaires en puissance à l’Atlético Madrid, au Real Madrid, à Arsenal, Tottenham… La maturité, c’est quelque chose qui vient naturellement. Nous avons quelques trentenaires, des mecs sur qui s’appuyer comme Lloris ou Koscielny, des plus jeunes à qui tu ne refiles pas les clés mais qui sont tête d’affiche, et des « gamins » encore plus jeunes. Tout cela est géré de main de maître par Didier Deschamps. Et je pense que 2018 est une date assez parfaite, disons un bon moment pour ces générations, parce qu’il y en a plusieurs au sein du groupe France. »

Populaires

Presse magazines

Société d’Édition de Sites Internet Musicaux et Sportifs

Vélo Tout Terrain Planète Cyclisme City Ride Ride it

© 2017-2018 Editions Blue Print / SESIMS

To Top