Équipe de France

11 bonnes raisons de croire en ces Bleus (7)

Les Bleus s’avancent aujourd’hui avec quelques certitudes en plus. Du statut à la maturité nouvelle du groupe en passant par le jeu et l’esprit, on a répertorié onze motifs de croire en l’avenir immédiat de l’équipe de France. Avec, dans le viseur, comme objectif majeur, la campagne de Russie. Décryptage point par point.

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Tactiquement, Deschamps a plusieurs cordes à son arc

En plus du choix des hommes, le sélectionneur a le choix des systèmes. Et ce n’est pas neutre à l’heure de partir en conquête.

Au-delà des hésitations du 1er tour, de l’angoisse d’une mi-temps de cauchemar contre l’Irlande, des sourires d’un quart contre l’Islande, des vertiges du Vélodrome contre l’Allemagne ou des frissons d’un dernier dimanche soir, quand il ne reste que deux invités à la dernière table, celle de la finale, au-delà, donc, de tout ce qu’il fut, l’Euro 2016 a aussi marqué un virage dans l’évolution des Bleus de Didier Deschamps. Car c’est en plein cœur de la phase finale que « DD » a choisi de changer.
Il avait déjà dû composer avec une année bien pourrie, les exclusions forcées de Karim Benzema et Mathieu Valbuena, d’abord, victime tout court, dans le cercle privé, puis victime collatérale, dans le cercle des Bleus. Il avait dû encaisser la cascade de forfaits en défense, juste avant. Mais c’est bien pendant le tournoi, en pleine compétition, qu’il a changé le système.
En donnant les clés du jeu offensif à Antoine Griezmann et en voulant le fixer (c’est drôle, ça, pour parler de « Grizou ») dans une sorte de position préférentielle, plus proche de l’axe et de l’avant-centre, Deschamps a mis au placard le 4-3-3 au profit d’un 4-4-2 à géométrie variable. Avec Paul Pogba et Blaise Matuidi en duo de relayeurs, Dimitri Payet en dépositaire côté gauche et Moussa Sissoko en déménageur côté droit, le losange a pris forme et corps en même temps.
En exonérant Griezmann des tâches défensives mais en le laissant très haut dans le premier pressing, le 4-4-2 permet aux Bleus d’évoluer encore plus haut sur le terrain tout en libérant les couloirs sur les phases de construction, soit dans un dédoublement de passes, dans les jeux en triangle, soit par un renversement, sur une transversale qui plante la défense adverse dans le dos.
Pourtant, le sélectionneur n’en démord pas : il garde bien sous le coude l’option 4-3-3, avec une sentinelle devant la défense et le duo Pogba-Matuidi (sur le papier) un cran plus haut. Dans cette configuration, si Griezmann fait partie des trois de devant, il doit fermer un minimum son couloir en phase défensive. Mais laissons là le tableau noir. La possibilité de mettre plusieurs systèmes en place est un luxe pour Deschamps. Lui qui aime rappeler que le foot de haut niveau est avant tout « un rapport de forces » peut moduler, s’adapter à son adversaire soit avant, soit pendant un match, en fonction de son évolution.
Lorsqu’il est arrivé à la tête des Bleus, en 2012, « DD » avait dit ceci : « Je veux que mon équipe ait la maîtrise du ballon pour poser des problèmes à l’adversaire et l’utiliser du mieux possible. Après, tout dépend de la qualité de l’équipe en face. La philosophie, c’est d’être efficace. Les gars doivent entrer sur le terrain avec la volonté de gagner le match, tout en prenant du plaisir à jouer et à faire des efforts. » Quatre ans plus tard, la philosophie a pris du corps, de l’esprit, et l’arc accueille plusieurs cordes.

L’œil de Grégoire Margotton

« C’est toujours bien de te dire que tu possèdes un joueur d’exception. Toutes proportions gardées évidemment, ça me ramène à la comparaison avec Zinédine Zidane. On n’a pas laissé les clés à Griezmann comme on les avait données à « Zizou » mais quelque part, tout le monde a compris. Je revois Zidane et je repense à Youri Djorkaeff, un joueur phénoménal, et je me dis que Dimitri Payet est un peu le Djorkaeff de Griezmann… Deschamps a eu l’intelligence de s’adapter pendant l’Euro en plaçant son joueur d’exception dans les meilleures dispositions possibles. Maintenant, il dispose de plusieurs schémas et c’est tant mieux. »

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