Équipe de France

11 bonnes raisons de croire en ces Bleus (11)

Les Bleus s’avancent aujourd’hui avec quelques certitudes en plus. Du statut à la maturité nouvelle du groupe en passant par le jeu et l’esprit, on a répertorié onze motifs de croire en l’avenir immédiat de l’équipe de France. Avec, dans le viseur, comme objectif majeur, la campagne de Russie. Décryptage point par point.

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Une cote d’amour au beau fixe

Deux ans après les sourires du Brésil, l’Euro made in France a confirmé le retour de flamme des Bleus dans le cœur des Français. Le baromètre est à son zénith !

Sur les façades du Stade de France, les soirs de match ou dans les allées de Clairefontaine, 365 jours durant, les affiches en quatre par trois concoctées par la Fédération ont longtemps bloqué sur le même mot : « Reconquête. » En blanc, en rouge pâle, en bleu foncé. Il fallait reconquérir tantôt l’honneur, tantôt les cœurs, souvent la fierté de porter le maillot… On l’a lu à toutes les sauces, dès qu’il y avait du bleu sur le fond de l’affiche. Il ne fallait pas être un as de la com’ pour axer les campagnes sur ce mot d’ordre, c’est vrai. On partait de loin, ce n’est pas faux non plus, pour qui se souvient des mois qui avaient suivi l’été 2010.
Mais si le temps a fait son œuvre, il faut bien reconnaître que les Bleus y ont mis du leur, aussi. A force de mouiller les maillots, de jouer les uns pour les autres, de pleurer comme on pleure un soir de défaite qui fait mal, bref, de se rapprocher, consciemment ou non, de leur public, ils avaient effectué le premier pas.
Le parcours dans la Coupe du monde au Brésil et l’épopée de 2016, sur les pelouses de France, durant l’Euro ont fixé dans le temps l’épisode 2 de la fameuse « Reconquête ». Cette fois, c’est sûr, le ciel est bleu au-dessus des Bleus. L’adhésion du public est régulière et soutenue, chaque rendez-vous au Stade de France est quasiment un match à guichets fermés. Et si ce n’est pas le cas, il faut remettre les places vides en perspective : l’équipe de France est la nation majeure qui établit la moyenne de spectateurs la plus élevée lors de ses sorties à domicile. En Angleterre, en Espagne, en Allemagne ou en Italie, les stades sont pleins ? Peut-être, mais les sélections jouent (pas les Anglais) souvent en province et les affluences se cantonnent aux 25-30 000 spectateurs. Les Tricolores nagent dans des eaux bien plus vives, avec 70 000 supporters minimum au « SDF » et c’est un plaisir de le dire tant on décrie la culture du sport dans notre cher pays.
Autre baromètre, peut-être encore plus éloquent, celui des audiences télé les soirs de match du team France. M6 a régulièrement battu ses records pendant l’Euro. C’était attendu. Mais depuis la rentrée, chaque sortie des hommes de Didier Deschamps fait un carton sur TF1. Le premier match de qualification pour la Coupe du monde 2018 (en Biélorussie) a ainsi réuni 5,9 millions de téléspectateurs devant le petit écran, soit 25% de parts de marché. Ils étaient 6,5 millions devant leur poste pour regarder France-Bulgarie en octobre, soit 27,9% des personnes présentes devant leur téléviseur.
On peut ajouter que la greffe a bien pris au cours de l’Euro, quand les supporters français se sont (à raison) inspirés des Anglo-Saxons. Il est courant, aujourd’hui, de voir des « clappings » s’élancer dans les tribunes du Stade de France. A chaque fin de match, on a envie de venir voir le prochain. Les filles sont amoureuses d’Antoine Griezmann ou Hugo Lloris, les garçons veulent être Paul Pogba ou Dimitri Payet. Il y a bien longtemps qu’on n’avait pas connu ça.
La veille de la finale de l’Euro face au Portugal (0-1), Lloris disait : « Nous avons retissé le lien avec le public. C’est une reconstruction étape par étape. On peut sentir la joie dans les tribunes, ça renforce nos rapports avec le public. Je pense que les Français ont besoin de s’évader à travers l’Euro. Pour nous, ça vaut le coup de finir sur les rotules. » Ils ont fini en larmes mais le cœur du peuple de France bat toujours la chamade. Pour eux.

L’œil de Grégoire Margotton
« Dans le contexte actuel, elle fait du bien, cette équipe de France ! Elle ne prête pas le flanc à la critique. Bien sûr, il y aura toujours des voix pour réclamer tel ou tel joueur, heureusement je dirais. Elle nourrit toujours le débat. Il n’y a pas de Zinédine Zidane mais on trouve de sacrés manieurs de ballon quand même, avec des joueurs symboles qui font envie. Après le match aux Pays-Bas, on retrouvait ce groupe de supporters de 1 000 ou 2 000 personnes qui est là, même à l’étranger. C’est festif, c’est bon. Au niveau des audiences aussi, la courbe parle. On a envie des Bleus. »

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