Équipe de France

11 bonnes raisons de croire en ces Bleus (1)

Les Bleus s’avancent aujourd’hui avec quelques certitudes en plus. Du statut à la maturité nouvelle du groupe en passant par le jeu et l’esprit, on a répertorié onze motifs de croire en l’avenir immédiat de l’équipe de France. Avec, dans le viseur, comme objectif majeur, la campagne de Russie. Décryptage point par point.

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Un nouveau statut qui change la donne

Vice-champions d’Europe. Passé la déception de la défaite en finale contre le Portugal, les Bleus voyagent avec l’étiquette collée sur le short. C’est toujours pareil après les grandes phases finales, il faut assumer.

Didier Deschamps le rappelle souvent, il l’avait même souligné au stabilo dans un tête-à-tête qui précédait le grand départ pour le Brésil au printemps 2014 : « J’ai des convictions mais aucune certitude. Celui qui assure qu’il a des certitudes dans le foot, je serais curieux de le rencontrer. » N’en déplaise à « DD », les Bleus sont vice-champions d’Europe et ce n’est pas une conviction. Plutôt une certitude en forme de statut, qui ne leur accorde rien, leur permet moins, leur confère encore des obligations supplémentaires. Et rien que pour cela, il change la donne.
L’équipe de France s’avance vers la Coupe du monde 2018 dans la peau du dernier finaliste de l’Euro. Et même si la première édition à 24 équipes du grand raout continental, en juin dernier, a mis en exergue les fossés et les différences de niveau entre les « petits » et les « grands », rappelant les limites de l’ouverture à outrance et de la volonté de faire du fric plutôt que de créer du jeu, les Bleus ne se sont, cette fois, pas invités dans le grand huit ni dans le dernier carré. Ils étaient là le dimanche soir, le 10 juillet. Ils sont passés à côté du trophée. Finalistes. Ils ont blackboulé l’Allemagne en demi-finales, un soir où Paul Pogba a mystifié Shkodran Mustafi d’un pas de danse en forme de sarabande, un soir où la grâce de « Grizou » a terrassé Manuel Neuer.
Si les Bleus, dans leur ensemble, et Didier Deschamps le premier refusent de se focaliser sur la chose, impossible d’en faire abstraction. « L’Euro est derrière nous. Mon souhait, c’est de nous en servir, expliquait ainsi « DD » au début de l’automne, mais pas de nous endormir dessus. Le cap, c’est la prochaine Coupe du monde en Russie. Il va falloir nous battre pour nous qualifier. » N’empêche… L’accroc initial en Biélorussie (0-0) a sanctionné un manque criant d’efficacité. Pour le reste, dans l’utilisation du ballon, la gestion des temps forts et des temps faibles, le ton avait été donné dès la rentrée des classes à Bari, contre l’Italie. Il a été confirmé en octobre, face à la Bulgarie, comme à Amsterdam devant les Pays-Bas.
Comme si, depuis le 10 juillet, les Bleus étaient condamnés à se pointer dans la peau du favori dès qu’ils ont à sortir d’un tunnel, quel que soit le stade. Dimitri Payet résumait bien le truc après France-Bulgarie, un carton (4-1) au tableau d’affichage qui masquait les vingt premières minutes de jeu, quand les Bleus étaient menés au score suite au penalty bulgare. « Durant l’Euro, on a eu des scénarios de la sorte, notamment contre l’Irlande. On savait qu’il fallait continuer à jouer, c’est ce qu’on a fait. On a aussi un nouveau statut à défendre depuis le championnat d’Europe. Ça joue, je pense, dans le rapport de forces. » Et par la force des choses…

L’œil de Grégoire Margotton

« Ce changement de statut, c’est plein de choses. Il a débuté en 2014, avec la Coupe du monde au Brésil. Il s’est renforcé avec la finale à l’Euro et il se renforce encore depuis. Il se matérialise avec le classement FIFA, puisque la France est remontée à la 7e place, et il se prolonge surtout à travers les performances de l’équipe mais aussi des joueurs dans leurs clubs respectifs. Aujourd’hui, les joueurs de l’équipe de France sont des titulaires majeurs dans les plus grandes formations européennes. Il y avait un petit moment que ce n’était pas arrivé à une telle échelle. »

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